Mairie de LANS

33, Rue du Bourg

71380 LANS

Tél  / Fax  03 85 96 58 76

E-mail mairie.lans@wanadoo.fr

 

886 habitants  -  Le Maire : Gilles DESBOIS

 

Situation

 

            Lans se trouve à 6 km à l'est de Chalon sur Saône. On y arrive par la route départementale 123 à partir de Saint Marcel. La superficie de la commune est de 811 hectares dont environ 300 de surfaces agricoles. Une vaste forêt située à l'est de la commune est l'un des grands espaces boisés de l'agglomération. Le bourg est à une altitude moyenne de 186m.

 

 

Cadre de vie

 

            Pendant la première moitié du XX° siècle Lans comptait environ 200 habitants. C'était une population essentiellement agricole. Par la suite, la population est passée de

            279 hab. en 1968

            347 hab. en 1972

            536 hab. en 1982

            746 hab. en 1990

            852 hab. en 1999 au dernier recensement.

            Progressivement une population tournée vers l'industrie et les services a remplacé celle issue du monde agricole, au point qu'il ne reste actuellement plus qu'une seule exploitation sur le territoire de la commune. Le remembrement des terres agricoles adopté en 1991 n'a en rien changé cette évolution. Des lotissements se sont régulièrement implantés avec des noms évoquant le passé : Le Moulin, le Praillon, La Vigne,  les Hêtres, les Charmilles, les Acacias et le dernier en cours, les Blés d'or.

 

Patrimoine

 

L'étang du Coin

 

            Notre étang d'une superficie de plus de 9 hectares 65 ares est situé à l'est de notre village. On y accède tout naturellement par la rue de l'étang du coin.

 

            Son histoire

            La commune l'acquit en 1876 sous forme d'échange auprès de M. Caillet J Baptiste (4  ha 82 a 25 ca sur Lans et 4 ha 83 a sur Oslon) à échanger contre le "Paquis du Moulin" couvrant lui 1 ha 30 a 50 ca. Mais comme ces parcelles ne sont pas d'égale valeur, la commune de Lans devra payer une soulte de 5000 F à ce propriétaire.

Pour préserver cet environnement, le passage des voitures et autres engins agricoles était interdit. Il ne l'est plus maintenant.

Nos anciens du village se souviendront d'y avoir patiné aux temps des hivers rigoureux et de s'y être baignés après les dures journées de travail.

Notre étang, outre l'attrait qu'il offre aux chasseurs, peut constituer le but de promenades dominicales. On peut observer avec de la patience différentes variétés d'oiseaux aquatiques (canards, sarcelles, grèbes, foulques).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les bois de Lans

            Les surfaces boisées situées à l'est du pays ont été de tout temps mêlées à la vie des habitants de Lans pour deux raisons essentielles :

·        La première est que le bois représentait l'unique mode de chauffage. Ce bois de chauffage était donc très respecté et faisait l'objet de beaucoup de soin dans sa fabrication. On savait très bien manier la serpe, la cognée ainsi que le passe partout. Les lots "d'affouages" terminés, les parcelles devaient être propres et nettes. La surveillance exercée par le garde était très stricte. Gare à celui qui coupait les "baliveaux".

·        La seconde raison est que le bois était le revenu principal des finances communales. L'essentiel de la forêt de Lans est privé mais une partie est communale. Aussi dès qu'une dépense extraordinaire frappait la commune, nos anciens responsables bouchaient le "trou" en vendant des peupliers. Cette transaction était encore d'actualité récemment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le château de Lans  (Propriété privée)

 

            C'est une maison carrée qui ne doit son nom de château qu'aux deux tourelles qui flanquent sa façade nord et qui se présente dans son aspect actuel : style 1850.

            En réalité elle est très ancienne ; Elle a subi au cours des siècles des transformations, des destructions peut-être et une reconstruction récente presque totale. A l'occasion de travaux, on trouve çà et là des vestiges qui prouvent que le site a été habité depuis le moyen-âge, peut-être avant. Seul témoin demeuré intact de ce passé, un vaste bâtiment d'hébergeage coiffé d'une charpente rappelant étrangement celle du farinier de Cluny. Au XII° siècle, moment de son apogée, Cluny possédait le Prieuré de Saint Marcel ainsi que de nombreuses propriétés alentour.

            Ces bâtiments sont portés sur une carte de 1649 au lieu-dit "La Tarte", déformation du mot tertre, très légère éminence (185 mètres) la seule de la commune de Lans. Il y a tout lieu de penser que là s'élevait une "maison-forte" capable de se défendre contre les bandes de pillards des temps anciens où, déjà, régnait l'insécurité.

            Maintes fois transformé, le domaine est passé dans de nombreuses familles. Par des documents d'archives, on sait qu'elle appartint aux marquis de Thésut de 1582 à 1765. Puis elle passa à la famille de Non, dont un descendant fut Dominique -Vivant Denon (1747 - 1825), le célèbre égyptologue, directeur des Musées de France. Grand voyageur, il ne séjourna pas à Lans, bien que portant, comme ses ancêtres le titre de "Seigneur de Lans".

            En 1777, la maison et l'ensemble des terres furent acquis par son neveu, le Général Baron Jean-Vivant Brunet-Denon qui accompagna son illustre oncle dans la campagne d'Egypte. Il participa aux batailles d'Austerlitz, d'Essling et d'Eylau où il perdit un bras. A sa mort, en 1868, une de ses filles, la Comtesse de Duranti, aidée des conseils de Violet-le-Duc, fit reconstruire presque entièrement le château, tel qu'il est actuellement. Son fils, à sa mort en 1886, s'en défit au profit d'une notabilité de Chalon-sur-Saône. Ses descendants y demeurent.

 

N.B. C'est au moment de la Révolution que la famille de Non abandonna la particule par crainte des exécutions pour devenir Denon.

 

La croix et ses "tillolés"

            Notre commune fait partie intégrante de la paroisse de St Marcel. Nous ne possédons donc ni église, ni chapelle, ni cimetière, ni monument aux morts. Seule une croix entourée de quatre tilleuls (tillolés en patois local) témoigne du temps passé. Les anciens du village affirment que cette croix a toujours été présente au cœur du village. Il existait même au bord de la Roie, juste en face d'elle une pierre tombale qui a été enlevée dans les années 70 lors de travaux d'adduction d'eau. Personne ne connaît sa signification, ni depuis quand elle existe malgré bien des recherches.

            Dans les années 50, avant les grandes vacances, les écoliers accompagnés de leur institutrice cueillaient les fleurs de tilleul odorantes et diététiques qu'ils vendaient à la pharmacie locale pour alimenter la caisse de leur coopérative. Mais le temps passant, la croix perdit peu à peu son assise, ses couleurs. Ses quatre compagnons donnant eux aussi des signes de défaillance, le conseil municipal décida de restaurer le site en l'an 2000. La croix fut décapée et remise à neuf sur un socle consolidé. Quelques bribes de mots furent déchiffrés mais ne permirent pas de nous éclairer sur son origine. Quant aux tilleuls, ils ont été enlevés pour laisser place à quatre jeunes arbres de la même essence.

            Le site reconstitué en l'an 2000, les habitants de Lans pourront à nouveau "fare la farandôle vé la croix so les tillolés".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Mairie

 

            La mairie actuelle se situe dans les locaux de l'ancienne école de Lans. En 1841, Monsieur Collot l'instituteur communal signale à Monseigneur le Ministre de l'instruction Publique qu'il n'existe pas d'école dans son village. En 1852 le conseil municipal de Lans demande que la commune soit rattachée à St Marcel pour l'instruction. Peu à peu l'école devient obligatoire, gratuite et laïque. On décide donc en 1908 la création d'un bâtiment qui abritera l'école et la mairie de Lans. De l'avènement de la première république le 21 septembre 1792 à nos jours, 23 maires à travers des mandats de durée inégale ont présidé aux destinées de notre village. Le registre communal d'état civil nous a permis de remonter jusqu'en 1792 (an I de la République). Le registre des délibérations, lui, ne nous permet pas d'aller plus loin que 1860.

            Lors de la fête du bicentenaire de la Révolution le 14/07/1989, les enfants des écoles ont présenté une exposition à la mairie. A cette occasion deux arbres ont été plantés par les enfants des écoles et un par la mairie. Une Marianne a également été achetée et installée dans la salle du conseil. Le temps passant, la mairie a dû subir quelques travaux d'entretien et à présent nous avons un magnifique bâtiment communal aux pierres apparentes qui fait la fierté des Lanniaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Lavoir

            Situé au sud est du village en contrebas de la RD 123, on y accède le plus simplement par le chemin du lavoir. Aucune date précise de sa construction n'a pu être retrouvée, mais on situe celle-ci entre 1861 et 1871.

            Alimenté par une source intarissable, son puits servait également de puits de secours en cas de sécheresse. Sa charpente a été rénovée en 1986. Une remise en état du bassin et des murs est prévue dans un futur qui devrait être proche

 

 

 

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